02 mai 2009

Et je suis brisée tu vois.
28 avril 2009

Quelque chose ne s'en va pas. Reste contre ma peau, mon cœur.
Quelque chose.
Dans ce rêve je murmurais, parce que je voulais me souvenir.
22 avril 2009
Hey you.

Hey you, out there in
the cold, getting lonely, getting cold, can you hear me ?
Je n’ai plus de rêves. J’ai cherché une à
une, sur ton visage d’enfant sage, sur tes candeurs immaculées, les aubes
chancelantes que j’avais cru retrouvées, mais voilà. Je n’ai plus de rêves. Toi tu en avais, je crois m’en souvenir. Je
crois te revoir, tournoyant au soleil de juin, tournoyant de rires et de bitume,
de folies et d’infortunes, je crois te revoir. Mais ce n’est qu’un souvenir que
dissipe ma mémoire. Tu n’es plus là. Tu es partie avec les rêves, avec l’espoir.
Tu t’es enfuie sans te retourner, sans même me jeter un regard. Maintenant que
le temps a laissé entre nous toutes ces années de silence, je n’ose imaginer.
Où tu es, ce que tu fais. Je suppose que tu ris encore, je suppose que tu
tournoies encore. Que tu as eu suffisamment de forces pour garder contre toi
ces rêves auxquels tu avais tant sacrifié. Moi, tu sais, j’ai tout abandonné. Je n’ai plus de rêves, et ce n’est qu’un
constat. Je n’en tremble même pas, je n’en pleure même pas. Je ne crois plus en
rien, ni aux soleils au petit matin, ni à la nuit noire. Je n’ai plus de rêves
parce que je n’ai plus d’espoir. Je n’ai plus de rêves parce qu’ils t’ont tuée
il y a longtemps déjà, et j’ai beau faire semblant, j’ai beau t’imaginer vivre
et chanter, et danser je sais bien. Je sais bien puisque c’est moi qui t’aies
enterrée lorsque ton cœur a cessé de battre et qu’ils étaient tous partis, me
laissant seule avec mes regrets. Si tu m’entendais, peut-être que toi tu
saurais pleurer sur tout ce que je t’avais promis, tous ces rêves calcinés,
tous ces futurs inachevables, inachevés. Mais tu ne m’entends plus. Et je
murmure encore et encore dans le vide, au fin fond de ma solitude, je n’ai plus de rêves.
Hey you, out there on your own sitting naked by the phone would you
touch me?
16 avril 2009

Je voudrais savoir effacer cette haine qui parcourt mes veines, sans cesse, insidieusement, cette haine qui transperce chacun de mes mots, qui brûle la moindre de mes entrailles. Ce n'est pas une haine de toi. Ce n'est que moi. Je détruis, toujours, sans même m'en apercevoir, détruis ce qu'il y a de beau, ce qui pourrait exister, je détruis chacune de mes chances, chacun de mes rêves, chaque avenir entrevu, je détruis pour ne pas tout voir s'effondrer encore une fois devant mon impuissance. Je détruis de ne pas savoir construire. Et cette haine, cette haine de moi, insidieuse, douloureuse, ne cesse jamais, jamais, ne cesse de me remonter à la gorge, au cœur, de tout éclabousser en filets de noirceur, cette haine, qui me rappelle à ma laideur. Tu ne peux pas m'aimer. Tu n'en as ni le droit ni la force. Comment le pourrais-tu, lorsque je m'acharne à détruire tout ce qui pourrait encore te faire sourire.
30 mars 2009
Sang.

Je ne suis pas guérie.
De cette vie.
26 mars 2009

"Tu as mieux à dire ma douleur.
Tu as mieux à dire ma folie."
Médée, Sénèque.
24 mars 2009
De battre mon coeur s'est arrêté.

Parfois – souvent – des sursauts de haine reviennent se loger contre mon cœur, m’étouffent la poitrine à n’en plus sentir le sang battre dans mes veines. Je voudrais un instant, une seconde d’oubli. Une seconde de répit. Une seconde sans sentir les souvenirs obscurcir ma mémoire. Lorsqu’hier elle m’a dit, tu devrais faire de l’histoire, c’est toujours là que tu as été la meilleure elle ne m’a pas entendu répondre ce n’est pas vrai. Elle n’a pas vu comme mon regard s’est figé, elle n’a pas entendu les cris dans ma gorge. Elle a oublié. Elle a oublié qu’elle me voyait vaciller chaque matin lorsqu’il fallait y retourner, elle a oublié toutes ces fois où je l’ai suppliée, en pleurs et à genoux pour ne pas avoir à y aller, rien qu’une fois, rien que cette fois. Elle a oublié mon ventre qui se tordait de douleur, elle a oublié mes yeux rougis à l’aube – de ne plus savoir dormir, mes joues creusées – de ne plus savoir vivre. Elle a oublié parce que le temps passe, parce que la vie passe. Parce qu’elle pense que je m’en suis relevée. Maman. Je ne sais pas oublier. Qu’importe le nombre de fois où j’ai repoussé le souvenir au plus profond de moi il n’attend qu’un soupir pour ressurgir. Il ne me laisse jamais en paix, il me suit à chaque instant, à chaque foutue minute. Je n’ai pas grandi maman. Mes traits se sont durcis, mon corps s’est affiné mais à l’intérieur rien n’a changé. A l’intérieur j’ai quinze ans et je meurs chaque jour en silence. A l’intérieur mes joues sont trop rondes, mes pulls trop grands. J’ai eu beau effacer maman, voulu laisser derrière moi les années, j’ai eu beau racler mon corps à en vomir pour oublier celle que j’étais alors, rien n’a changé. J’ai quinze ans et tu ne m’entends pas hurler. Tout s’est figé là-bas maman. Tous les rêves sont restés dans cette salle, avec elle. Toutes les envies. Je suis un fantôme maman, je suis un vide qui ne se comble pas. Je ne crois même plus à la nuit. Parfois encore je pleure dans le noir, je hurle dans le noir, mais il n’y a personne. Il n’y a rien. Rien qu’une vie que je ne réparerai jamais vraiment. Tu m’as dit c’est en histoire que tu as toujours été la meilleure, et si tu savais comme je t’envie maman. D’avoir su oublier. D’avoir laissé le temps effacer cette année. Moi je n’oublie pas. Maman. Je ne te dirai rien des larmes, je ne te dirai rien du froid. Tu ne saurais pas comprendre que mon cœur s’est arrêté de battre il y a quatre ans déjà.
19 mars 2009

Je vous avais dit que notre amour n’aurait jamais de fin. Je vous ai menti, sans le vouloir, sans même m’en apercevoir. Cela fait des mois que je ne vous ai pas vus, des mois que je n’ai pas senti la chaleur de vos rires contre ma peau. Ce n’est plus à vos regards que je m’écorche, que je me raccroche. Sous les prémices du printemps mes pas se perdent sur l’asphalte, mes pas s’accrochent à ceux de L. et assises au Luxembourg une bière à la main, nous rions des mots de A. Le soleil, pourtant, me rappelle ces éclats dorés d’année dernière, vous rappelle à ma mémoire. Je ne vous oublie pas. Je n’ai rien oublié des jours de mai et de juin, je n’ai rien oublié de nos rêves et de nos espérances. Je n’ai pas oublié comme ces nuits m’ont sauvée. Je me suis un peu perdue en chemin je crois. Je voudrais retrouver ne serait-ce qu’un instant l’odeur d’un soir de juin, l’avenir qui se coulait encore brillant au creux de mes mains. Je voudrais que tout soit neuf et lisse, je voudrais cesser de me sentir aussi usée. Je voudrais que vous me preniez dans vos bras et que vous me murmuriez, ça ira. Parce que je sais que ce serait vrai. Mais cela fait longtemps que vous ne me murmurez plus ces mots là. Votre silence s’est fané au coin de mes pas.
14 mars 2009

Elle m'a dit et vous êtes heureuse ici finalement ?
J'ai répondu, c'est ce que j'ai voulu.
Un abîme séparait ma réponse de sa question, mais elle n'en a rien su.
09 mars 2009

Ne t’en fais pas. J’oublierai tes mots qui me coupent encore la gorge de désespoir, j’oublierai les larmes au petit matin, les larmes au soir. Ne t’en fais pas. Je ne m’en irai pas, mes pas n’emboiteront pas d’autres rues que les tiennes. Ma main restera toujours serrée contre tes rires. Ne t’en fais pas. Je continuerai à t’aimer si fort, à m’en briser le cœur, je continuerai à t’aimer à m’en rendre folle. Ne t’en fais pas. Je ne deviendrai pas autre, je resterai là. Muette jusqu’à l’épuisement. Ne t’en fais pas. Si pour ça je laisse d’anciennes habitudes se couler contre ma peau, contre mon corps. Si pour ça j’abandonne le peu de raison que j’avais réussi à retrouver. Si pour ça je décide de mourir un peu. C’est le prix que j’ai choisi de payer pour continuer à t’aimer.