21 octobre 2009
De cette vie passée je ne sais rien que ce que les souvenirs m'ont empêché d'oublier.
15 octobre 2009
Demain.
J'aurais voulu, pourtant, te sourire et te prendre dans mes bras, te dire ce n'est pas grave ne t'en fais pas. J'aurais voulu avoir assez d'amour restant pour ça. J'aurais voulu l'espace de quelques secondes errer à nouveau dans ces rues incertaines, sans autre bruit que celui de mes talons sur l'asphalte et ma main dans la tienne, j'aurais voulu comme une prière retrouver la chaleur frissonante de ces nuits de mai, les détours embrumés du Panthéon quand l'aube se levait sur nos rires et nos chansons. J'aurais voulu que tu ne salisses pas nos souvenirs de ta médiocrité et de ta lâcheté. Je suis tombée un instant sans même m'en apercevoir. Je suis tombée entre ces mots trop de fois écrits, trop de fois pleurés. On ne tombe pas amoureux des filles comme moi. Parce qu'on se lasse des princesses en détresse. Je le savais bien sûr, bien sûr ça n'a rien empêché. Ni l'espoir, ni les nuits folles, ni tes bras qui me serraient si fort. Ca n'a pas empêché ma chute et la douleur. Et la douleur. Je suis tombée un instant, sans même m'en apercevoir. Hier déjà je me suis relevée, demain déjà je serai dans d'autres bras, je m'abandonnerai à d'autres baisers et je ne pleurerai pas. Demain je rirai haut et clair sous mes ciels enfouis, sous ma folie, demain je serai belle et ivre de vie, de cette vie où il n'y aura plus jamais toi. Je ne sais pas attendre tu vois. Je ne sais pas croire aux retours. Je ne crois qu'aux départs et j'ai calciné chacun de tes pas dans ces cendres loitaines de nos envies. De notre amour. Demain je me pencherai sur ses yeux trop noirs, et je boirai à la source cette vie qui n'est plus la mienne. Demain je t'oublierai - j'ai déjà commencé. Il ne me reste plus qu'un soir pour te pleurer.
02 octobre 2009
Alors j'ai recommencé à lire, Olivier Adam.