31 mai 2009

Et ce sentiment.
D'abandon.
23 mai 2009

Il reste le parfum d'une nuit d'été, le frisson d'un matin de printemps. Derrière toute cette vie, tout ce vide. Derrière ces rires qui ne rient plus. Derrière mes silences, au creux de mes nuits de solitude, au creux de mes jours d'abandons. Il reste. L'étincelle. La dernière allumette. Celle que je n'ai pas encore osé brûler. Derrière tout ce froid, toute cette glace. Derrière chacune de mes fuites, chacun de mes cris. Il reste un écho. Un chagrin d'envie. Un rêve que je n'ai pas brisé. Derrière. Derrière mes soupirs, derrière mes minutes de drame. Derrière mes trahisons. Derrière la blessure. Il reste la faille. Celle que l'on approche pas. Celle que je cache. Tomber dedans. Tomber en moi. Derrière. Il n'y a qu'un reste. Un soupçon de joie. Un soupçon d'hiver. Derrière les meurtrissures. Les déchirures. Il y a le gouffre et l'allumette. Derrière mes paupières. Derrière ma peau. Au derrière même de mes veines. Au plus profond. Tout au bout, tout en bas. Il y a. Ce rêve. Cette fumée. Une cigarette que j'allume en plein soleil, une larme que tu ne sais pas consoler. Ce brouillard. Cette vapeur. Une goutte d'alcool qui me fait vaciller. Cette noirceur. Cette goutte d'éther qui pourrait te briser. Me briser. Et derrière. Derrière encore. Derrière toujours. Il reste. Le frisson d'une nuit d'été et le parfum, d'un matin de printemps.
02 mai 2009

Et je suis brisée tu vois.