28 avril 2009

Quelque chose ne s'en va pas. Reste contre ma peau, mon cœur.
Quelque chose.
Dans ce rêve je murmurais, parce que je voulais me souvenir.
22 avril 2009
Hey you.

Hey you, out there in
the cold, getting lonely, getting cold, can you hear me ?
Je n’ai plus de rêves. J’ai cherché une à
une, sur ton visage d’enfant sage, sur tes candeurs immaculées, les aubes
chancelantes que j’avais cru retrouvées, mais voilà. Je n’ai plus de rêves. Toi tu en avais, je crois m’en souvenir. Je
crois te revoir, tournoyant au soleil de juin, tournoyant de rires et de bitume,
de folies et d’infortunes, je crois te revoir. Mais ce n’est qu’un souvenir que
dissipe ma mémoire. Tu n’es plus là. Tu es partie avec les rêves, avec l’espoir.
Tu t’es enfuie sans te retourner, sans même me jeter un regard. Maintenant que
le temps a laissé entre nous toutes ces années de silence, je n’ose imaginer.
Où tu es, ce que tu fais. Je suppose que tu ris encore, je suppose que tu
tournoies encore. Que tu as eu suffisamment de forces pour garder contre toi
ces rêves auxquels tu avais tant sacrifié. Moi, tu sais, j’ai tout abandonné. Je n’ai plus de rêves, et ce n’est qu’un
constat. Je n’en tremble même pas, je n’en pleure même pas. Je ne crois plus en
rien, ni aux soleils au petit matin, ni à la nuit noire. Je n’ai plus de rêves
parce que je n’ai plus d’espoir. Je n’ai plus de rêves parce qu’ils t’ont tuée
il y a longtemps déjà, et j’ai beau faire semblant, j’ai beau t’imaginer vivre
et chanter, et danser je sais bien. Je sais bien puisque c’est moi qui t’aies
enterrée lorsque ton cœur a cessé de battre et qu’ils étaient tous partis, me
laissant seule avec mes regrets. Si tu m’entendais, peut-être que toi tu
saurais pleurer sur tout ce que je t’avais promis, tous ces rêves calcinés,
tous ces futurs inachevables, inachevés. Mais tu ne m’entends plus. Et je
murmure encore et encore dans le vide, au fin fond de ma solitude, je n’ai plus de rêves.
Hey you, out there on your own sitting naked by the phone would you
touch me?
16 avril 2009

Je voudrais savoir effacer cette haine qui parcourt mes veines, sans cesse, insidieusement, cette haine qui transperce chacun de mes mots, qui brûle la moindre de mes entrailles. Ce n'est pas une haine de toi. Ce n'est que moi. Je détruis, toujours, sans même m'en apercevoir, détruis ce qu'il y a de beau, ce qui pourrait exister, je détruis chacune de mes chances, chacun de mes rêves, chaque avenir entrevu, je détruis pour ne pas tout voir s'effondrer encore une fois devant mon impuissance. Je détruis de ne pas savoir construire. Et cette haine, cette haine de moi, insidieuse, douloureuse, ne cesse jamais, jamais, ne cesse de me remonter à la gorge, au cœur, de tout éclabousser en filets de noirceur, cette haine, qui me rappelle à ma laideur. Tu ne peux pas m'aimer. Tu n'en as ni le droit ni la force. Comment le pourrais-tu, lorsque je m'acharne à détruire tout ce qui pourrait encore te faire sourire.