Comme un printemps heureux.

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22 avril 2009

Hey you.

Partying_2

Hey you, out there in the cold, getting lonely, getting cold, can you hear me ?

Je n’ai plus de rêves. J’ai cherché une à une, sur ton visage d’enfant sage, sur tes candeurs immaculées, les aubes chancelantes que j’avais cru retrouvées, mais voilà. Je n’ai plus de rêves. Toi tu en avais, je crois m’en souvenir. Je crois te revoir, tournoyant au soleil de juin, tournoyant de rires et de bitume, de folies et d’infortunes, je crois te revoir. Mais ce n’est qu’un souvenir que dissipe ma mémoire. Tu n’es plus là. Tu es partie avec les rêves, avec l’espoir. Tu t’es enfuie sans te retourner, sans même me jeter un regard. Maintenant que le temps a laissé entre nous toutes ces années de silence, je n’ose imaginer. Où tu es, ce que tu fais. Je suppose que tu ris encore, je suppose que tu tournoies encore. Que tu as eu suffisamment de forces pour garder contre toi ces rêves auxquels tu avais tant sacrifié. Moi, tu sais, j’ai tout abandonné. Je n’ai plus de rêves, et ce n’est qu’un constat. Je n’en tremble même pas, je n’en pleure même pas. Je ne crois plus en rien, ni aux soleils au petit matin, ni à la nuit noire. Je n’ai plus de rêves parce que je n’ai plus d’espoir. Je n’ai plus de rêves parce qu’ils t’ont tuée il y a longtemps déjà, et j’ai beau faire semblant, j’ai beau t’imaginer vivre et chanter, et danser je sais bien. Je sais bien puisque c’est moi qui t’aies enterrée lorsque ton cœur a cessé de battre et qu’ils étaient tous partis, me laissant seule avec mes regrets. Si tu m’entendais, peut-être que toi tu saurais pleurer sur tout ce que je t’avais promis, tous ces rêves calcinés, tous ces futurs inachevables, inachevés. Mais tu ne m’entends plus. Et je murmure encore et encore dans le vide, au fin fond de ma solitude, je n’ai plus de rêves.

Hey you, out there on your own sitting naked by the phone would you touch me?

Posté par Ordalie à 22:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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