Comme un printemps heureux.

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16 avril 2009

Waiting


Je voudrais savoir effacer cette haine qui parcourt mes veines, sans cesse, insidieusement, cette haine qui transperce chacun de mes mots, qui brûle la moindre de mes entrailles. Ce n'est pas une haine de toi. Ce n'est que moi. Je détruis, toujours, sans même m'en apercevoir, détruis ce qu'il y a de beau, ce qui pourrait exister, je détruis chacune de mes chances, chacun de mes rêves, chaque avenir entrevu, je détruis pour ne pas tout voir s'effondrer encore une fois devant mon impuissance. Je détruis de ne pas savoir construire. Et cette haine, cette haine de moi, insidieuse, douloureuse, ne cesse jamais, jamais, ne cesse de me remonter à la gorge, au cœur, de tout éclabousser en filets de noirceur, cette haine, qui me rappelle à ma laideur. Tu ne peux pas m'aimer. Tu n'en as ni le droit ni la force. Comment le pourrais-tu, lorsque je m'acharne à détruire tout ce qui pourrait encore te faire sourire.

Posté par Ordalie à 16:41 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

Au passage&en silence.

Juste pour dire que des mots à toi d'il y a fort longtemps m'ont permis de dire ce que je ne pouvais pas dire.

Cette absence de soi, quand la haine s'en va.

J'ai toujours tes lettres quelque part, au fond d'un carton.

Je ne fais pas partie de celles qui te connaissent vraiment, ni de celles qui t'aiment de cette façon là. Mais je sais que tu n'es pas que cette haine là.

Je ne sais pas si je repasserais,
Take care.

Posté par Mlle_Soupire, 17 avril 2009 à 01:03

C'est gentil d'avoir laissé un mot au passage en tout cas.
J'ai gardé les lettres et les enveloppes aussi, sagement.
Bises,
xxx

Posté par Eliane., 17 avril 2009 à 18:35

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