Comme un printemps heureux.

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30 mars 2009

Sang.

Taxi

Je ne suis pas guérie.
De cette vie.

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26 mars 2009

Amy_V

"Tu as mieux à dire ma douleur.

Tu as mieux à dire ma folie."

Médée, Sénèque.

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24 mars 2009

De battre mon coeur s'est arrêté.

She_s_Not


Parfois – souvent – des sursauts de haine reviennent se loger contre mon cœur, m’étouffent la poitrine à n’en plus sentir le sang battre dans mes veines. Je voudrais un instant, une seconde d’oubli. Une seconde de répit. Une seconde sans sentir les souvenirs obscurcir ma mémoire. Lorsqu’hier elle m’a dit, tu devrais faire de l’histoire, c’est toujours là que tu as été la meilleure elle ne m’a pas entendu répondre ce n’est pas vrai. Elle n’a pas vu comme mon regard s’est figé, elle n’a pas entendu les cris dans ma gorge. Elle a oublié. Elle a oublié qu’elle me voyait vaciller chaque matin lorsqu’il fallait y retourner, elle a oublié toutes ces fois où je l’ai suppliée, en pleurs et à genoux pour ne pas avoir à y aller, rien qu’une fois, rien que cette fois. Elle a oublié mon ventre qui se tordait de douleur, elle a oublié mes yeux rougis à l’aube – de ne plus savoir dormir, mes joues creusées – de ne plus savoir vivre. Elle a oublié parce que le temps passe, parce que la vie passe. Parce qu’elle pense que je m’en suis relevée. Maman. Je ne sais pas oublier. Qu’importe le nombre de fois où j’ai repoussé le souvenir au plus profond de moi il n’attend qu’un soupir pour ressurgir. Il ne me laisse jamais en paix, il me suit à chaque instant, à chaque foutue minute. Je n’ai pas grandi maman. Mes traits se sont durcis, mon corps s’est affiné mais à l’intérieur rien n’a changé. A l’intérieur j’ai quinze ans et je meurs chaque jour en silence. A l’intérieur mes joues sont trop rondes, mes pulls trop grands. J’ai eu beau effacer maman, voulu laisser derrière moi les années, j’ai eu beau racler mon corps à en vomir pour oublier celle que j’étais alors, rien n’a changé. J’ai quinze ans et tu ne m’entends pas hurler. Tout s’est figé là-bas maman. Tous les rêves sont restés dans cette salle, avec elle. Toutes les envies. Je suis un fantôme maman, je suis un vide qui ne se comble pas. Je ne crois même plus à la nuit. Parfois encore je pleure dans le noir, je hurle dans le noir, mais il n’y a personne. Il n’y a rien. Rien qu’une vie que je ne réparerai jamais vraiment. Tu m’as dit c’est en histoire que tu as toujours été la meilleure, et si tu savais comme je t’envie maman. D’avoir su oublier. D’avoir laissé le temps effacer cette année. Moi je n’oublie pas. Maman. Je ne te dirai rien des larmes, je ne te dirai rien du froid. Tu ne saurais pas comprendre que mon cœur s’est arrêté de battre il y a quatre ans déjà.

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19 mars 2009

14

Je vous avais dit que notre amour n’aurait jamais de fin. Je vous ai menti, sans le vouloir, sans même m’en apercevoir. Cela fait des mois que je ne vous ai pas vus, des mois que je n’ai pas senti la chaleur de vos rires contre ma peau. Ce n’est plus à vos regards que je m’écorche, que je me raccroche. Sous les prémices du printemps mes pas se perdent sur l’asphalte, mes pas s’accrochent à ceux de L. et assises au Luxembourg une bière à la main, nous rions des mots de A. Le soleil, pourtant, me rappelle ces éclats dorés d’année dernière, vous rappelle à ma mémoire. Je ne vous oublie pas. Je n’ai rien oublié des jours de mai et de juin, je n’ai rien oublié de nos rêves et de nos espérances. Je n’ai pas oublié comme ces nuits m’ont sauvée. Je me suis un peu perdue en chemin je crois. Je voudrais retrouver ne serait-ce qu’un instant l’odeur d’un soir de juin, l’avenir qui se coulait encore brillant au creux de mes mains. Je voudrais que tout soit neuf et lisse, je voudrais cesser de me sentir aussi usée. Je voudrais que vous me preniez dans vos bras et que vous me murmuriez, ça ira. Parce que je sais que ce serait vrai. Mais cela fait longtemps que vous ne me murmurez plus ces mots là. Votre silence s’est fané au coin de mes pas.

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14 mars 2009

Petit_Navire

Elle m'a dit et vous êtes heureuse ici finalement ?
J'ai répondu, c'est ce que j'ai voulu.
Un abîme séparait ma réponse de sa question, mais elle n'en a rien su.

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09 mars 2009

Slim___Ballerines

Ne t’en fais pas. J’oublierai tes mots qui me coupent encore la gorge de désespoir, j’oublierai les larmes au petit matin, les larmes au soir. Ne t’en fais pas. Je ne m’en irai pas, mes pas n’emboiteront pas d’autres rues que les tiennes. Ma main restera toujours serrée contre tes rires. Ne t’en fais pas. Je continuerai à t’aimer si fort, à m’en briser le cœur, je continuerai à t’aimer à m’en rendre folle. Ne t’en fais pas. Je ne deviendrai pas autre, je resterai là. Muette jusqu’à l’épuisement. Ne t’en fais pas. Si pour ça je laisse d’anciennes habitudes se couler contre ma peau, contre mon corps. Si pour ça j’abandonne le peu de raison que j’avais réussi à retrouver. Si pour ça je décide de mourir un peu. C’est le prix que j’ai choisi de payer pour continuer à t’aimer.

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05 mars 2009

Forever

Il a suffit d’un instant, d’un coup de vent pour que reviennent les blessures que tu avais su apaiser. Ces blessures dont tu ne sais rien. Il a suffit d’un instant pour que revienne la haine que j’avais su oublier. Je suis rendue à la terre, à la nuit, à ma folie. J’ai effacé la douceur des jours d’été, des rires et des soupirs. D’un trait j’ai tout rayé. Mon regard, dans le miroir, s’est de nouveau voilé d’asphalte. Je ne pleurerai plus pour toi. Je n’ai plus peur de tomber, tu vois. Seule au milieu des rues, je suis rendue à la nuit. Alors ne crie pas. Je partirai sans un bruit. Je n’ai plus peur de me briser, tu vois.

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02 mars 2009

Summer_IV


La boule est revenue se loger dans ma gorge, contre mon cœur. Je voudrais que tu sois là pour me sauver encore un peu.

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